INFOS - Consultations cannabis

27-10-2006 à 12:12:49
L’AFP qui fait état du premier bilan des « consultations cannabis » publié par la MILDT et l’OFDT, indique que les consommateurs reçus dans ces consultations, mises en place début 2005, sont à 80% des garçons d’une moyenne d’âge de 21 ans qui font pour 63% d’entre eux un usage régulier ou quotidien de cannabis. Rappelant que ce réseau de 280 consultations anonymes et gratuites, destinées principalement aux jeunes, avait été créé par le ministère des solidarités et de la famille et par la MILDT, l’agence précise que de mars 2005 à février 2006, 27 600 personnes, dont 15 200 consommateurs et quelques 12 400 personnes de leur l’entourage, essentiellement des parents, ont été reçues dans ces consultations. Didier Jayle, président de la MILDT, pour qui « l’objectif est atteint », souligne « on voulait ouvrir des lieux où les jeunes pourraient exprimer sans honte leur problème avec le cannabis et pour soutenir les parents. On n’est pas là pour jouer les moralisateurs mais pour dire, attention, le cannabis n’est pas anodin ». L’agence qui note qu’en 2003, près d’une fille sur 10 et un garçon sur 5, de 17 et 18, ans faisaient un usage régulier du produit, relève que dans ces consultations un quart des consultants étaient mineurs et que 13% avaient plus de 25 ans. (une quinzaine avaient entre 10 et 13 ans, le plus âgé ayant 59 ans). Indiquant que parmi les usagers quotidiens à 18 ans, 36% avaient essayé le cannabis avant 14 ans, l’agence rapporte par ailleurs que 40% des garçons et 19% des filles ont été adressés par la justice, que 30% des garçons et 40% des filles ont été incités à venir par un tiers, et que 30% des garçons et 41% des filles sont venus spontanément. D’après l’agence, plus le cannabis a été expérimenté jeune, plus la fréquence d’usage actuelle est élevée, par ailleurs plus d’un tiers des consommateurs font l’objet d’un diagnostic de dépendance, une proportion qui croît avec l’âge et culmine entre 29 et 34 ans (80%). Ivana Obradovic de l’OFDT observe :« c’est chez les consultants venus spontanément que se trouve la consommation la plus problématique », sachant que les trois quart d’entre eux font un usage nocif ou de dépendance contre 22% de dépendance chez ceux adressés par la justice. Relevant que 90% des usagers réguliers sont également fumeurs quotidiens de tabac et que 20% d’entre eux consomment régulièrement de l’alcool, l’agence signale que l’expérimentation d’ecstasy est également répandue puisqu’elle concerne un consommateur sur quatre, âgé de 17-18 ans. L’agence observe que les autres drogues ne sont pas mentionnées dans l’étude car comme l’explique Didier Jayle « ces consultations ne sont pas destinées aux polytoxicomanes ». Evoquant la prise en charge, l’AFP, précise qu’elle se déroule sur deux consultations en moyenne et que chez ceux dont la consommation nécessite un suivi, le taux d’abandon est d’environ 30% , un chiffre « plutôt satisfaisant » selon Mme Obradovic.

Source : MILDT
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